En Février, Francine prépare sa pépinière dans un nuage de vapeur d’eau

03 fév 2017

Début février, tournons la page du notre calendrier 2017. Rendez-vous avec Francine qui prépare sa pépinière. C’est là que les oignons sont semés pour produire les jeunes plants qui seront ensuite repiqués dans les parcelles de production. Pour produire des jeunes plants indemnes de maladie, il faut certaines années désinfecter la terre à la vapeur d’eau, une technique qui évite l’utilisation de produits chimiques. Un vrai sauna : c’est bon pour la terre, c’est bon pour la peau !

L’Histoire de Francine Arbus et Nicolas Escand

Mais revenons sur l’histoire de Francine Arbus et Nicolas Escand, producteurs d’oignons doux à Mandagout. Après avoir obtenu tous les deux un DUT en agronomie à Perpignan, Francine et Nicolas sont partis pendant deux ans en Côte d’Ivoire en coopération sur un projet agricole. L’un des aspects du projet consistait à mettre en relation des groupes de femmes ayant des petites surfaces de maraîchage avec des acheteurs de fruits et légumes de la capitale. À peine rentrés d’Afrique en 1989, les voilà qui s’installent sur les terres des parents de Francine, à Mandagout. La difficulté à commercialiser correctement les oignons les pousse avec cinq autres producteurs à créer la coopérative en 1991. Nicolas en assure la présidence.

De la coopération à la coopérative

« La coopérative, c’est la prise en main par les agriculteurs de leur propre destin ». Dès la première année les résultats sont là. De nombreux producteurs les rejoignent. Au début, c’est artisanal, Francine assure les tâches administratives bénévolement. La coopérative se développe et embauche. Francine peut se libérer pour se consacrer à leur exploitation qui grossit en parallèle avec l’acquisition d’autres terres pour atteindre aujourd’hui une surface de 3 hectares d’oignons. Après 25 ans de service, Nicolas va quitter la présidence. « La coop c’est un peu mon cinquième enfant, mais c’est sain pour une structure que d’autres personnes se mettent en mouvement ». Avant tout, Francine et Nicolas sont des producteurs. Ils vont s’atteler maintenant à ce qu’ils considèrent comme le défi de demain : la rotation des cultures. « Ce qui nous fait vivre c’est l’oignon, je suis convaincu que si on ne met pas en place des rotations, il y aura des problèmes qui deviendront si importants que cela finira par remettre en cause cette culture ».

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